Stop aux produits toxiques dans les vêtements

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Stop aux produits toxiques dans les vêtements

Conseils pour éviter les produits chimiques présents dans les vêtements et dans les conteneurs les transportant qui nous empoisonnent

Levi’s, Zara, Calvin Klein… L’ONG environnementale Greenpeace a réalisé une enquête sur les substances toxiques qu’utilisent les grandes marques pour fabriquer leurs vêtements.

Greenpeace a acheté, dans 29 pays, 141 produits textiles (jeans, pantalons, tee-shirts, robes et sous-vêtements), fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis elle a soumis ces textiles à des analyses.

Résultats

63 % des articles (89 produits) contiennent des éthoxylates de nonylphénols (NPE), composés chimiques fréquemment utilisés comme tensioactifs, notamment détergent et imperméabilisant, dans la production de textiles. Les concentrations les plus élevées (jusqu’à 45 000 mg/kg) ont été décelées dans des vêtements des marques C&A, Mango, Levi’s, Zara, Metersbonwe, Jack & Jones et Marks & Spencers. Au total, 10 % des échantillons dépassent par ailleurs le seuil de 1 000 mg/kg imposé par la législation européenne pour la fabrication de vêtements – mais pas pour l’importation.

Si ces vêtements ne se révèlent pas dangereux au contact, ils le deviennent une fois lavés. Les NPE se dégradent en effet dans l’eau en nonylphénol (NP), considéré comme un perturbateur endocrinien et classé comme substance dangereuse prioritaire par l’Union européenne. Ce sous-produit toxique peut, à terme, s’accumuler dans les sédiments des rivières puis dans la chaîne alimentaire par l’intermédiaire des poissons ou des champs (en cas d’épandage de boues d’épuration).

Autre perturbateur endocrinien pointé du doigt : des phtalates ont été détectés dans 31 articles comportant des impressions « plastisol », parmi lesquels quatre présentaient des concentrations très élevées (jusqu’à 38 % du poids) : ceux de Tommy Hilfiger, Armani et Victoria’s Secret. Or, les phtalates migrent eux aussi facilement dans l’environnement lors des lavages ou en fin de vie des produits. On peut les retrouver dans les denrées alimentaires ou les nappes phréatiques, et donc dans les tissus humains, le sang et les urines, rappelle le rapport.

Deux articles de la marque Zara contenaient des colorants azoïques qui peuvent libérer des amines cancérogènes. « Même si les niveaux de concentration restent en deçà des limites autorisées, il est inacceptable que des vêtements contiennent de telles substances », estime l’ONG.

Enfin, les consommateurs l’ignorent mais de 15 % à 20 % des conteneurs, soit un sur cinq, qui arrivent dans les ports européens, contiennent des gaz extrêmement dangereux, cancérigènes ou neurotoxiques afin de conserver les marchandises voyageant souvent plusieurs mois par cargo. Ils doivent faire l’objet d’une signalisation spécifique apposée sur la porte : une étiquette « danger, cet engin est sous fumigation », illustrée d’une tête de mort et du numéro ONU 3359. En mars 2010, l’Union européenne a interdit l’utilisation du bromométhane, considéré comme trop nocif. Mais de nombreux pays continuent d’utiliser ce gaz.

Rapport Greenpeace à télécharger

Dirty Laundry (13 juillet 2011)

Conclusions

– Eviter les vêtements produits en Asie, acheminés par cargo, et produit à l’aide de NPE
– Eviter les impressions plastifiées
– Les grandes marques (C&A, Mango, Levi’s, Zara, Metersbonwe, Jack & Jones, Marks & Spencers, Tommy Hilfiger, Armani et Victoria’s Secret…) ne sont absolument pas un gage de qualité
– Laver deux fois les vêtements avant de les porter

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