Les nouveaux dangers de l’assurance vie: Sapin 2

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Les nouveaux dangers de l’assurance vie: Sapin 2

Assurance vie: fond en euros, la nouvelle bulle. Et avec la loi Sapin 2, le piège se referme. Explications...

Et si l‘assurance-vie devenait un gigantesque piège ? Un piège en train de se refermer sur ceux qui pensaient avoir sécurisé leur épargne et leur retraite.

Le piège de la loi Sapin 2

L’hypothèse n’est pas si absurde comme le suggère un amendement de la loi Sapin 2. L’article 21 bis, envisage en cas de crise, la possibilité de « suspendre, retarder ou limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat ». En clair, le versement des primes serait gelé et il serait impossible de sortir de son contrat pour récupérer sa mise. Temporairement certes, mais il y a du temporaire qui dure. Dans ce cas précis, 3 mois décrétés par le Haut Conseil de Stabilité Financière, mais renouvelables !

Ce que les banques et assurance ne vous disent pas…

L’écrasante majorité des contrats sont des contrats en euros qui offrent ce triple avantage : rentabilité, disponibilité, garantie en capital. Pour des raisons de prudence et de contraintes de solvabilité, les assureurs ont donc historiquement surtout composé avec les emprunts d’Etat et les obligations d’entreprises privées, qui comportent également des risques. Contrairement à une action qui peut baisser, une obligation à terme ne baisse pas, mais peut se retrouver en défaut (c’est à dire non solvable).

Risque n°1: une remontée des taux

Pour faire court, disons que le rendement de l’assurance-vie suit de près l’évolution des taux d’intérêt obligataires. Or, les taux baissent depuis plusieurs années maintenant. Pour les emprunts d’Etat à 10 ans, le plancher du zéro se rapproche, c’est pire en Allemagne où les taux sont négatifs. Autant dire que ces niveaux ne sont tout simplement pas assez élevés pour payer les salaires et les frais de structures des assureurs. Et pourtant, même en baisse, le rendement moyen de l’assurance vie aura encore été proche de 2% cette année, c’est imbattable pour un placement sans risque et liquide. Pour réussir ce tour de passe-passe, les assureurs ont passé un pact avec le diable (l’état) et jouent avec le feu (sa dette).

Risque n°2: Des états dans une incapacité totale de rembourser

En dehors de rares états (comme la Suisse), leur endettement colos­sal et croissant (la France l’est à hauteur de près de 100 % de son produit intérieur brut) a de quoi déconcer­ter. Et tout est réuni pour que cette dette (2.000 milliards d’euros en 2015 pour la France) continue son augmentation à un rythme exponentiel, sans que l’état ne puisse jamais la rembourser, à moins de contracter de nouvelles dettes. Jusqu’à quand? Jusqu’à ce que ceux qui souscrivent aux obligations via des contrats d’assurance vie se retirent. Et il existe deux cas bien réels:

  • si les taux remontaient pour d’autres supports (autres que les obligations d’état) ou
  • si les épargnants prenaient peur et réalisaient la gravité du problème qui est en train de se créer.

Quand aura lieu cette crise ?

On se sait pas… mais on sait qu’elle aura lieu. Raison pour laquelle le gouvernement Hollande passe actuellement des lois, sans en faire de publicité, afin de pouvoir bloquer massivement tous les retraits (qui se nomment ‘les rachats’) sur les contrats d’assurance vie, car l’état ne pourrait pas rembourser si ceux-ci venaient à avoir lieu en même temps.

Tout ce qui est trop beau pour être vrai cache quelque chose, car l’argent facile n’existe pas. Des taux d’assurance vie en euros (donc obligataire) à 2%, alors que le livret A ne devrait même pas être 0.5%, devraient vous alerter… et vous faire fuir les contrats d’assurance vie. Car ce n’est juste pas normal…

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